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Voyage à BURGOS 2017

Séjour à BURGOS juin 2017

Les départs de la peña Goya sont aussi ritualisés que le paseo d’une corrida : même heure, même transporteur, même chauffeur, même lieu de rendez-vous, lequel devient pour les «anciens» pendant une heure durant la place des grands hommes chère à Patrick Bruel et constitue pour les nouveaux un lieu de rendez-vous «singulier» mais qui n’a pas de prix en termes de « fonctionnalité ».

En cette fin de mois de juin, au départ de Bordeaux, pour ce voyage annuel tant attendu, cinquante-trois afficionados embarquaient dans l’autocar de notre transporteur Transcom Voyages pour un séjour en Espagne, plus précisément Burgos, berceau de la vieille Castille.

Voyage taurin traditionnel se déroulant entre visites d’élevages, corridas avec un hébergement en plein centre de la très belle ciudad, qui ces dernières années a fait l’objet d’un plan de sauvegarde de son riche patrimoine historique.

Dès le départ, sous un beau soleil, le casse-croûte d’après frontière donne le ton et permet déjà à chacun de partager notre passion commune. Les discussions vont bon train et laissent déjà augurer de bons moments à venir.

Nous poursuivons notre route. La restauration étant importante, arrêt au desfiladero de Pancorbo à l’Hostal Pancorbo, sa cuisine locale, son ambiance toujours bien appréciée.

Arrivée au confortable hôtel « Puerta de Burgos », lieu de séjour des matadors défilant lors de la feria. Répartition des chambres et c’est déjà l’heure de se rendre au premier paséo. Direction le moderne et immense complexe Coliseum de Burgos. Ambiance bruyante mais très festive et musicale dans l’enceinte. Un grand rendez-vous familial entre bandas et groupes associatifs de la région venus  assister aux corridas munis de force victuailles qu’ils se font un plaisir de partager avec nous. A vivre au moins une fois dans vie.

Nous garderons aussi tous en mémoire l’accueil plein de générosité qui nous a été réservé dans les deux ganaderias visitées. Nous les en remercions chaleureusement. Première visite à la finca Dehesa de VALDELLAN en direction de Santa Maria del Rio. Le ganadero Jesus Pinilla nous y attend pour un généreux accueil dans la salle-musée abritant affiches et têtes de toros, témoins de grands souvenirs dans les arènes du sud-ouest. De là nous assistons au maniement par les cavaliers des toros pour nous les présenter au plus près, puis nous suivons Jesus dans les installations servant à la manipulation indispensable des toros, il nous les détaille et rappelle le guarismo ( marquage du chiffre de naissance). Chez Valdellan le contact des hommes avec les animaux est réduit au minimum, la caste étant bien l'unique objectif.

Sur le chemin du retour à Burgos pour la corrida du jour, courte promenade dans Sahagun et sa typique plaza mayor, halte  au restaurant chez Luis où ce dernier nous sert quelques-unes de ses spécialités culinaires savoureuses.

Le lendemain deuxième visite au nord de Burgos, à Hontomin. Nous avons rendez-vous en altitude, à la Cabañuela, avec l'élevage d'Antonio Bañuelos pour la découverte à pied des toros dans ce territoire très accidenté. Nous venons ensuite nous installer pour suivre la tienta en présence du mayoral Francisco et Lucia la vaquera (son épouse), Antonio dirigeant la tienta de 3 vaches par Sergio Ferrer et Alberto Duran. Chez Bañuelos, la manipulation des bêtes peut se faire au moyen d'un 4x4 très naturellement et la tienta à laquelle nous avons assisté était très largement orientée sur les « capacités des vaches à la muleta » ce que deux d’entre elles avaient à l’évidence ce jour-là. Pour finir repas (rabo de toro) dans la salle de la plaza de tientas. Encore un grand moment d’aficion pour nous tous en compagnie de nos hôtes.

Cette immersion dans la réalité taurine nous a permis d'encore mieux saisir à quel point le milieu taurin était traversé par deux courants organisés autour :

- l'un de la protection du caractère sauvage de l'animal qui suppose une intervention minimale de l'homme

- l'autre du développement du caractère maitrisé de cette agressivité faisant du « toro » un « partenaire » plus prévisible permettant de garantir un spectacle standardisé.

Cette opposition, aussi ancienne que la tauromachie elle-même, a « traversé » ces trois jours tant par les deux ganaderias visitées que les deux corridas de Montalvo et de Torrealta auxquelles nous avons assisté.

Ce voyage aura été ponctué de quelques moments de bravoure :

Le sacrifice de Jacques, sur un passage chaotique du chemin d’accès à la ganaderia Valdellan, qui courageusement s’est lancé dans un débroussaillage des bas-côtés pour épargner la peinture non laquée donc fragile de « l’autocar » développant des efforts inversement proportionnels à ses moyens physiques.

La méprise d’Annie devant l’hôtel Puerta de Burgos qui a cru faire « la bise » à Fandi alors qu’elle tenait Juan del Alamo dans ses bras !!!

La sérénité de notre camarade dont nous tairons le nom, qui est resté sous la pluie pour ne rien manquer de la tienta chez Bañuelos avec cette phrase magique au coin de la bouche : « ah !!! elle va bien (la vache) » !

Encore une belle escapade au pays des toros pour notre Peña.

Vivement l’année prochaine pour d’autres émotions sur la planète des toros.

Voyage septembre 2016 Nîmes – Vic Fezensac

Pour cette édition 2016, notre voyage annuel nous a mené jusqu’au pied des Alpilles via Nîmes avec retour par Vic Fezensac. Départ avant le lever du jour pour une première étape vers Nîmes ponctuée d’un arrêt déjeuner aux abords de Montpellier. Très bon accueil et bonne table avant de gagner notre hôtel dans la périphérie Nîmoise.

L’amphithéâtre gardois était bien connu de la plupart d’entre nous mais c’est toujours avec une grande émotion que l’on s’engouffre dans ses immenses vomitoires et que l’on gravit ses gradins millénaires. Le groupe qui avait choisi à 99% le spectacle facultatif, assiste bien placé, à la novillada qui remplit 1/3 d'arène. Nous découvrons la récente ganaderia française de San Sebastian dont la création date de 2008. L’élevage des bêtes d’origine Jandilla et Daniel Ruiz est situé sur les hauteurs de Montpellier. Pour faire face à ces novillos, les novilleros Manolo Vanegas que nous retrouverons à Vic le dimanche, l'arlésien Andy Younes et le nîmois Tibo Garcia (pour les commentaires reportez-vous à vos revues habituelles). Pour la soirée libre suivant la novillada chacun composa son programme, les uns choisirent la gastronomie locale, d’autres un simple en-cas avant de sagement rentrer se coucher en prévision de la journée du lendemain et les plus nombreux se dirigèrent chez les « amis de Pablo Romero » pour une visite du splendide musée consacré à cette ganaderia et pour y passer une soirée (et une bonne partie de la nuit) au rythme de sévillanes, rock & roll et messe flamenca, le tout agrémenté de tapas et de boissons roboratives.

Le lendemain matin, direction la plaine de la Crau pour nous rendre dans ce patrimoine exceptionnel que sont les ganaderias de Valverde et Concha y Sierra. Deux fers mythiques et prestigieux, d’origines très anciennes et que nous avons la chance de pouvoir visiter. Nous fûmes reçus chaleureusement par le maître des lieux, personnage haut en couleur,  et par Geneviève son épouse. Quel spectacle, sous un doux soleil automnal et avec en toile de fond les Alpilles et les Beaux de Provence, que de voir ces beaux toros jouissant de l’espace de cette magnifique propriété.  Tout au long de la visite, Jean Luc Couturier nous a raconté l’histoire de la construction de sa ganaderia en agrémentant son discours d’anecdotes savoureuses. Après la tienta de deux vaches par Camille Juan, les échanges se sont poursuivis autour d’un apéritif puis d’un repas champêtre de bonne tenue. L’heure de partir est trop vite arrivée et c’est avec regret que nous avons quitté ce lieu magique pour assister au solo de Castella face aux Adolfo Martin.

Pas le temps de respirer et dès huit heures et demi le dimanche matin, départ pour Vic Fezensac pour retrouver l’aficion du sud-ouest et assister à une novillada de Dolores Aguirre. Repas au pied des arènes de Vic où s’échangent  les dernières nouvelles du monde taurin, passées et à venir, autour d’une daube et de tourtières. Juste le temps d’un petit armagnac et nous voici dans la plaza vicoise où le spectacle offert par les six fauves et les trois courageux novilleros (Manolo Vanegas, Juan de Castillo et Gerardo Rivera) met un splendide point final à ces trois journées.

De retour à Bordeaux, fourbus mais heureux, nous nous séparons dans la nuit tombée, des images plein la tête en jurant bien de recommencer en 2017 vers une nouvelle destination. Quelques photos de Paul et Jean Luc pour continuer à rêver.  

CERET 2016

Des collines d’Ardèche aux plaines Bruxelloises en passant par le bassin de la Garonne et le versant espagnol des Pyrénées ,  de Provence, du Pays Basque et même de Paris, il sont venus de partout remplir cette arène, petite par la taille mais grande par l’aficion. Succès populaire pour nos amis cérétans qui ont fait trois fois le plein pour autant d’affiches proposées. C’est depuis de nombreuses années une des destinations suggérées par notre commission voyage. Pour cette édition nous étions encore plus d’une vingtaine d’adhérents au rendez-vous. Cette fidélité s'explique par la recherche d'un spectacle différent de celui des autres arènes, mais aussi parce qu' il se passe toujours quelque chose à Céret et ce sont aussi de grands moments d’amitié et d’émotion que nous y partageons. Céret c’est aussi le marché du samedi matin avec ses odeurs d’épices, de volailles rôties, de pain frais, de saucisson et de fromage. C’est là qu’à l’heure de l’apéro, au pied des arènes, on commente la course qui vient de se dérouler, on salue des amis ou de simples connaissances  et après quelques verres,  on y refait le monde. Plus tard dans la nuit, attablés sous les platanes de la Place des Neufs Jets, profitant de la douceur nocturne après les ardeurs du soleil de la journée passée on ne souhaite qu’une chose : que le temps s’arrête. Céret c’est une foule de détails qui éclaire la morosité du monde qui nous entoure : Une terrasse de café près du musée d’art moderne pour un dernier verre avant la course de l’après-midi ; l’écho d’une musique d’un autre temps avant la sortie du 6ème toro ; un tatouage d’un autre siècle au bras d’un vieil aficionado ; des femmes et des hommes de tous horizons et … des toros. A l’an prochain pour les trente ans de l’ADAC. En attendant quelques images en couleur.

Nîmes et Vic-Fezensac Féria des vendanges et Toros y vinos

Le grand voyage annuel de notre Peña nous mènera à Nîmes pour la Féria des vendanges avec un retour par Vic-Fezensac pour le traditionnel Toro y Vinos de la Saint Mathieu, du 16 au 18 septembre 2016.

Le programme est le suivant: Vendredi 16 septembre: Départ d'Artigues Déjeuner en commun sur le parcours Installation à l'hôtel (3 étoiles) Corrida optionnelle à Nîmes Soirée Libre Samedi 17 septembre: En matinée visite de la ganaderia Valverde, Concha y Sierra à St Martin de Crau Déjeuner en commun à la ganaderia Corrida à Nîmes Soirée libre Dimanche 18 septembre: Départ de l'hôtel de Nîmes Déjeuner en commun à Vic-Fezensac Novillada à Vic (Dolores Aguirre) Retour à Bordeaux en soirée. Les tarifs de ce voyage sont les suivants (possibilité de paiement en 3 fois): Chambre individuelle: 430€ Chambre Couple: 680€ / couple Chambre partagé: 340€ / personne Cette proposition comprend: Le transport en autocar grand tourisme Deux nuits d'hôtel avec petit déjeuner Les déjeuners des 16, 17 et 18 septembre La corrida du samedi 17 septembre à Nîmes La novillada de Vic dimanche 18 septembre La visite de la ganaderia Valverde,  Concha y Sierra Cette proposition ne comprend pas les dîners et la corrida du vendredi 16 septembre (en option, compter 45€ supplémentaires par place). Il reste quelques places pour ce voyage, si vous êtes intéressé contactez nous soit par mail à l'adresse suivante  penagoya@hotmail.fr ou par téléphone au 06 23 80 22 28. Date limite d'inscription: 24 avril 2016        

Voyage à ARNEDO

 

Les 27, 28 et 29 septembre derniers le traditionnel voyage annuel de la Peña Goya nous a mené à ARNEDO pour le Zapata de Oro. Depuis de nombreuses années la Peña Goya envisageait cette escapade avec appréhension: les adhérents allaient-ils répondre présent? A notre grande satisfaction vous avez été une cinquantaine à participer à ce voyage. Au programme de cette 42 ème feria, deux novilladas qui n'ont peut être pas été à la hauteur de nos attentes mais qui auront montré que le métier de matador n'est pas des plus faciles, le geste d'Husson se coupant la coleta en est la preuve. Un point fort de ces trois jours a été la visite de l'école taurine et la rencontre avec Diego Urdiales au cours d'une séance de toreo de salon en plein air plaza de España avec les jeunes de Aula de Cultura. Lors de cette rencontre la Peña Goya a remis un don pour l'école taurine au maestro d'Arnedo ainsi que deux cadres photos souvenir de ses passages dans le sud-ouest et notamment à Floirac. Autre point fort, la visite de l'élevage de race navarraise de Miguel RETA. Ce passionné, œuvrant pour la sauvegarde de ce patrimoine génétique qui était sur le point de disparaitre nous a séduit par sa volonté et son enthousiasme et nous espérons voir rapidement ses produits dans une arène française. Notre voyage s'est terminé par un déjeuner à la bodega AROA.  Ce lieu à l'architecture moderne et au décor futuriste domine un superbe paysage. C'est à partir de la vingtaine d'hectares de vignobles qui l'entourent que l'élaboration du vin s'effectue par des pratiques biologiques et biodynamique de l'agriculture. Et sans oublier des soirées "muy calientes ", mais ceci est une autre histoire... Quelques images en couleur en souvenir de ce voyage.